Ouest Nyonnais (E.de Portes)


Quelle alimentation pour quels résultats scolaires ? Priorité au bien-être de l’enfant

Compte-rendu de la conférence de Mme Brigitte Favre, le 30 avril 2009 à La Rippe

Au cours d’une introduction intéressante, quoique un peu longue, Brigitte Favre a abordé des questions préoccupantes. Pour elle, les problèmes que nous rencontrons aujourd’hui dans notre société comme les allergies, la violence, l’hyperactivité, la consommation d’alcool chez les adolescents ou les maladies de type dégénératif chez des sujets de plus en plus jeunes (diabète ou cancer, par exemple), ont un lien avec notre alimentation.

La bonne nouvelle, c’est que nous pouvons faire quelque chose pour améliorer la situation : ces « maux de société » ne sont pas inéluctables. Ce n’est pas normal d’aller mal. Toutefois, il ne s’agit pas non plus de se culpabiliser du style « oh là là, je fais tout faux ! ». Au contraire, elle nous propose de mieux connaître les besoins de notre corps et de prendre de la distance par rapport aux messages des industrie agro-alimentaire et pharmaceutique qui ont, il faut bien l’admettre, également d’autres intérêts que notre petite santé.

Ayant collaboré pendant des années avec la doctoresse Kousmine, elle transmet le message de cette dernière qui avait tiré la sonnette d’alarme il y a plus de 40 ans et avait proposé des solutions tirées de ses années de recherches et de ses résultats thérapeutiques.

C’est ainsi que, dans une seconde partie passionnante, Brigitte Favre a souligné pour nous l’importance :

  • de la qualité des huiles (toujours de première pression à froid !) à répartir dans nos repas quotidiens en fonction de leur teneur en omégas 3, 6 et 9, et à conserver au frigo (sauf l’huile d’olive). Ce point a d’ailleurs soulevé rires et étonnement dans l’assemblée par rapport à la quantité recommandée, mais s’explique par le fait que ces huiles protègent notre système digestif et que cela nous permet, par exemple, de pouvoir manger des produits laitiers (de qualité, non UHT)
  • de varier avec la plus grande fantaisie les menus et les plats eux-mêmes, par exemple en matière de composition des salades. La variété stimule l’envie de goûter et permet l’apport du maximum de nutriments, tout en augmentant notre plaisir à table !
  • d’une bonne digestion, afin de conserver le maximum d’énergie pour nos activités : nous savons maintenant, par exemple, que les crudités doivent vraiment être consommées au début des repas ou entre deux, sauf l’ananas, les fraises et toutes les baies qui peuvent être pris au moment du dessert.
  • de l’équilibre acido-basique : on peut faire le test du PH urinaire pour avoir une indication et surtout, on peut être attentif à équilibrer les repas en complétant les menus plutôt acidifiants avec des salades, des légumes et autres pommes de terre ayant une action désacidifiante
  • d’avoir un apport suffisant de sucres lents pour rester performants entre les repas : céréales complètes, pain complet au levain
  • d’éviter le sucre blanc (ainsi que les succédanés chimiques du sucre qui envoient une fausse information au cerveau). En choisissant du sucre intégral, l’envie de sucre diminue et permet d’éviter le pic glycémique du sucre blanc.
  • de privilégier au maximum les produits de qualité, de saison et le plus possible locaux
  • d’observer nous-mêmes : comment nous nous sentons après avoir mangé tel aliment permet de savoir s’il nous convient
  • du plaisir de manger : indispensable pour construire notre capital santé.

Certaines personnes ne sont pas prêtes à entendre ce genre de message. Il faut bien reconnaître que nous préférons que notre médecin nous prescrive une pilule miracle, plutôt que de changer nos habitudes et diminuer notre consommation de chocolat, n’est-ce pas ?

Personnellement, j’ai aussi fait le constat que la santé des personnes relativement jeunes se détériore, malgré l’amélioration impressionnante des connaissances et des technologies médicales, qui va de pair, d’ailleurs, avec l’augmentation chronique des primes d’assurance. A mes yeux, il est temps de réagir, car c’est bien connu, mieux vaut prévenir que guérir et si les conseils en alimentation pour rester en bonne santé sont relativement simples à mettre en œuvre, les mesures à prendre pour retrouver la santé quand l’équilibre est rompu, sont beaucoup moins évidentes, pour autant que cela soit encore possible...

En tant que parents, nous pouvons construire la santé de nos enfants, tout en préservant la nôtre et c’est justement le sujet de notre prochaine conférence début 2010.

En attendant et afin de concrétiser tout ce que nous avons appris qui nous semble encore un peu déstabilisant, nous nous retrouverons aux ateliers qui affichent complets, à notre plus grande satisfaction. Mais, que les personnes qui n’ont pas trouvé de place se rassurent : nous prévoyons d’organiser de nouveaux ateliers en octobre. Nous vous informerons des dates de ces prochains événements dès que possible.

Marianne Pollet